
Un organisme de formation n'est jamais meilleur que ses formateurs. Les contenus les plus pertinents, les outils les plus innovants, les scénarios les mieux conçus : tout cela reste théorique si les formateurs ne maîtrisent pas eux-mêmes les compétences qu'ils enseignent. C'est le paradoxe des formations soft skills : comment enseigner l'écoute active si l'on ne sait pas écouter ? Comment former à la gestion des conflits si l'on évite la confrontation ? L'approche train the trainer répond à ce défi en professionnalisant la montée en compétences des formateurs eux-mêmes. Cet article détaille les compétences clés, les méthodes et les outils pour créer un programme train the trainer efficace.
Un formateur soft skills doit d'abord pratiquer lui-même ce qu'il enseigne. Quatre compétences comptent plus que les autres.
Un programme train the trainer suit la même logique que les formations qu'il prépare : peu de théorie, beaucoup de pratique.
Quelques outils simples suffisent à structurer le programme : une grille d'observation commune à toute l'équipe pédagogique, des enregistrements de séances pour revenir sur les moments clés, et des scénarios d'entraînement pour répéter les situations délicates.
Un outil auteur comme Face Up permet au formateur de créer ses propres scénarios et personas, de s'y entraîner face à un avatar IA, puis de recevoir un débriefing (objectifs atteints ou non, points forts, points à améliorer, plan d'action). Il expérimente ainsi l'exercice qu'il proposera ensuite à ses stagiaires.
Un organisme de formation qui investit dans ses formateurs investit dans la qualité de toutes ses sessions. Commencez par une grille d'observation commune, ajoutez des séances d'animation observée, et faites pratiquer vos formateurs avant de leur demander de faire pratiquer les autres.